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21 novembre 2022
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La Chaire TMAP / Arènes (UMR 6051) lance un appel à communications pour une journée d'étude qui se déroulera le 30 mars 2023 à Sciences Po Rennes. Date limite d'envoi des propositions le 16 janvier 2023.

 

Quarante ans après le vote des premières lois de décentralisation en 1982, il est important de s’interroger sur les origines politiques et culturelles qui ont amené à opérer ce que le Premier ministre de l’époque, Pierre Mauroy, a appelé « la grande affaire du septennat ». Il existe à ce jour de nombreux travaux qui ont amené à restituer la question de la décentralisation dans sa dimension historique, un changement de mentalités s’opérant nettement vers les années 1960 en faveur d’une plus forte reconnaissance politique des pouvoirs locaux face à la puissance de l’État. En revanche, la question des modèles régionaux de décentralisation a été moins abordée, si ce n’est du point de vue des mobilisations régionalistes analysées globalement. De ce point de vue, le cas de la Bretagne est particulièrement riche d’enseignements.

Le territoire régional, entendu ici au sens large du terme, a fait l’objet d’une attention soutenue de la part des services de l’État tout au long des années 1950-1960 dans le cadre des politiques d’aménagement du territoire. Mais la Bretagne se caractérise aussi par une forte identité régionale. Ce qui conduit à s’interroger sur les tensions qui ont pu exister entre d’une part la réception des politiques de transformations du territoire, et d’autre part, les recompositions socioculturelles qui ont puisé dans la tradition régionaliste pour en proposer une version plus en phase avec les attentes des nouvelles populations.

Notamment celles revenues au pays durant toute la période des Trente glorieuses et qui entendent prendre toute leur part dans le renouveau régional. L’octroi de la Charte culturelle de 1977 est de ce point de vue un bon exemple. La question qui se pose est également celle, après 1981, de la revendication d’un modèle de décentralisation propre à la Bretagne. Ce qui pose la question de l’appropriation politique et culturelle de ce vaste mouvement appelé à transformer les mentalités à un moment où tout le monde reconnaît les limites du modèle de centralisation.

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Appel à communications (601 ko)