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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

13 décembre 2021
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Cet appel à contributions est lancé dans le cadre d'une journée d'étude qui se déroulera le 1er juin 2022 à Saint-Etienne. Date limite d'envoi des propositions le 25 février 2022.

 

Si les enjeux écologiques sont plus que jamais pressants – chaque année apportant son lot d'évènements climatiques tragiquement spectaculaires et de limites écosystémiques atteintes–, leur problématisation politique peine toujours à émerger. Discours et esthétique ont fait naître un imaginaire écologique dépolitisé. Que ce soit dans la présentation médiatique des changements climatiques (Comby : 2015, Bonneuil et Fressoz : 2013) ou dans la problématisation de la notion d'Anthropocène et sa représentation dans les arts (De Jouvancourt, Bonneuil : 2014, Hyvrier : 2021), les atteintes à la biodiversité furent souvent données à voir comme étant de la responsabilité d'entités vagues telles que "le secteur automobile", "le secteur industriel", si ce n'est de "l'humanité". La volonté de constituer une « éthique universelle » en mobilisant la crainte d’une future catastrophe globale épuise sa capacité à faire réagir (Jeudy : 1990) et tient peu compte des singularités locales.  Par ailleurs, il existe un réel problème quant à la médiatisation des victimes humaines de ces atteintes, n'étant que récemment incluses dans les conséquences des bouleversements écologiques, tandis que les lanceur.s.e.s d'alerte sont régulièrement pris.e.s pour cibles et voient parfois jusqu'à leur vie menacée.
Le vague entretenu dans la sphère médiatique comme artistique au sujet des principaux responsables, des causes, des conséquences et des victimes humaines comme non-humaines, a placé dans un imaginaire commun l'écologie comme un ensemble d'enjeux davantage individuels et moraux que sociaux. Cette orientation du débat rendait dès lors peu évidente la question de l'intervention et de la régulation politique (réparation, légifération...).

 

La journée est ouverte autant aux propositions théoriques, qu’à celles d’artistes, auteur.ice.s, designers, architectes souhaitant présenter leur pratique ; les approches interdisciplinaires sont bienvenues. Elle aura lieu le 1er juin dans le cadre de l’exposition À l’intérieur de la production (nom provisoire) dont le commissariat est assuré par Ernesto Oroza et le CyDRE lors de la Biennale Internationale du Design 2022, Saint-Etienne. Elle est organisée par Marie Bouchereau, doctorante en littérature comparée (UJM : ECLLA - UQAM : FIGURA), Delphine Hyvrier, doctorante en arts industriels (UJM : ECLLA - ESADSE : DDL, CyDRE) et Jonathan Tichit, doctorant en esthétique et sciences de l'art (UJM : ECLLA). 
Nous attendons vos propositions de contribution dans un texte de 2500 caractères avant le 25 février 2022 à l’adresse suivante.

 
Il s'agit de la quatrième édition des journées d’étude organisées par les doctorant.e.s d’arts, lettres et langues de l’association alt.516 (Université Jean Monnet de Saint-Étienne). Ce type d'événement a pour objectif de faire dialoguer et se confronter les travaux de jeunes chercheur.s.es et artistes, en croisant des approches de différentes disciplines autour d’une problématique commune.

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