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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

20 octobre 2022
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Cet appel à contributions est lancé pour la revue Amnis. Date limite de soumission des propositions d'articles le 15 décembre 2022.

 

Depuis leur émergence à la faveur des mouvements de lutte pour les droits des personnes handicapées aux États-Unis et en Grande Bretagne des années 60-70, les disability studies ont contribué à considérablement modifier l’approche du handicap. Fondées dans les années 1980, elles s’accompagnent d’une véritable révolution épistémologique, qui consiste à changer de paradigme. Depuis le XIXe siècle, ce qu’il convient d’appeler le « modèle médical » a alimenté une lecture du handicap en termes de manque ou de perte par rapport à la « norme » – un corps valide et une intelligence que l’on qualifiera de « neurotypique ».  S’opposant à cette approche, les disability studies ont mis en avant la dimension fondamentalement politique et sociale du handicap. Pour elles, « le handicap désigne une situation collective d’oppression subie par ceux qui ne peuvent jouer les jeux de la performance individuelle ». Produit par un certain type d’organisations sociales et des environnements inadéquats à l’accueil de tous, il engendre l’exclusion d’une partie de la population considérée comme « atypique ». En ce sens, si les disability studies vont de pair avec une critique radicale de l’approche médicale du handicap et du caractère hégémonique de son discours pour définir et catégoriser des sujets non-normatifs, elles supposent également des positionnements spécifiques. Ce que l’on appelle la lutte anti-validiste, par exemple, « se caractérise par l’appartenance à un groupe en lutte pour son autonomie »

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