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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

23 novembre 2022
Recherche
Cet appel à contributions est lancé pour un colloque qui aura lieu les 25 et 26 avril 2023 à l'Université Bordeaux Montaigne, Maison de la Recherche, salle des thèses. Date limite de soumission des résumés le 15 décembre 2022.

 

Souvent utilisées dans l’analyse des œuvres d’art, objet d'expositions (Inspirantes inspiratrices au musée Bonnard en 2018) ou encore d'ouvrages (Muses, elles ont conquis les cœurs de Farid Abedlouahab en 2011), les notions de muses, d’égéries et de pygmalions n’ont pourtant pas fait l’objet d’un travail de définition clair, aussi bien en histoire de l’art que dans les arts du spectacle. Elles sont pourtant fédératrices et leur étude permet d’unir les travaux des chercheuses et chercheurs issu·es d’un vaste éventail de disciplines.

Ainsi, les muses et les égéries restent des notions difficiles à circonscrire et à qualifier, les termes étant tantôt péjoratifs, tantôt mélioratifs. Des représentations mythiques des Muses, de la nymphe Égérie ou encore de Pygmalion et Galatée, les rapports entre l’artiste et son modèle ont fait l’objet de nombreuses réinterprétations qui pourtant demeurent peu conceptualisées. Leur analyse relève souvent de la contemplation plus que du commentaire raisonné. Ces notions de muses et d’égéries documentent à la fois le contexte de production de l’œuvre d’art en train de se faire (la muse et l’égérie comme source d’inspiration du créateur ou, plus rarement, de la créatrice) mais aussi la représentation de la muse au sein même de l’œuvre d’art (peinture, film, théâtre…). Les relations entre la muse et l’artiste, ou l’égérie et son pygmalion apparaissent comme centrales, puisqu’elles conditionnent des rapports de genre bien souvent déséquilibrés au sein d’un dispositif de collaboration composé d’un homme en action qui crée et d’une femme support (parfois célèbre et souvent anonyme).

 

Modalités de contribution

En fonction des propositions retenues, nous envisagerons de structurer ce colloque d’une manière chronologique, où les notions de muses et d’égéries seront interrogées selon les différentes pratiques artistiques et littéraires apparues de l’Antiquité à nos jours, ou bien d’une manière thématique, qui mettrait en exergue des courants et des tendances dans les représentations des modèles. Les propositions de communication (environ 250 mots) en français ou en anglais et d'une durée de 25 minutes devront être envoyées, accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, pour le 15 décembre 2022 aux adresses suivantes : 

guillaume.jaehnert@u-bordeaux-montaigne.fr, sarah.crepieuxduytsche@gmail.com, marc.gauchee@wanadoo.fr

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