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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

30 novembre 2022
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Cet appel à contribution est lancé pour le colloque du GIS GESTES qui aura lieu les 1er et 2 juin 2023 à la MSH Paris-Nord. Date limite de soumission des propopsitions de communications le 16 décembre 2022.

 

Avec son quatrième grand colloque, dix ans après le premier à Montrouge en 2013, le Gestes organise un nouveau moment de réflexion pluridisciplinaire autour des grands enjeux du travail aujourd’hui. Le travail et la santé au travail constituent des enjeux sociaux de première importance. À partir de 2020, ces enjeux ont été placés sous le miroir grossissant de la crise sanitaire, elle-même enchâssée dans une série d’autres crises, du travail, de l’emploi mais aussi écologique et sociale, en cours depuis plusieurs décennies. Travailleurs, travailleuses mais aussi demandeurs et demandeuses d’emploi font face à un accroissement des inégalités ainsi qu’à une transformation souvent brutale de leurs conditions de travail, au risque de leur santé physique et mentale.

À la fin des années 2010, les suicides de salarié·e·s de France Télécom ou encore du Technocentre de Renault Guyancourt avaient fait des facteurs psychosociaux de risques des enjeux particulièrement saillants, tant dans le monde du travail que dans celui de la recherche. Il paraissait alors important de mettre en avant la notion de souffrance au travail. Durant la décennie suivante, de nouvelles interrogations ont émergé autour de notions telles que la pénibilité ou la qualité de vie au travail, ce qui a conduit à remplacer le concept de « souffrance » dans l’acronyme du Gestes, par celui de « santé », plus transversal.

La crise pandémique entamée en 2020 a plus que jamais rendu manifestes les liens entre santé, inégalités et environnement, du fait de l’intensification et de la massification d’enjeux jusqu’alors perçus comme mineurs. Cet appel à communication s’adresse ainsi aux chercheur·s·es de toutes les disciplines des SHS mais aussi en médecine ou épidémiologie, dont les travaux interrogent un travail en crise(s). Observe-t-on, à l’instar du très médiatisé phénomène du big quit états-unien, le développement de pratiques individuelles de retrait du marché du travail ou de changement d’emploi quand celui-ci apparaît absurde ou difficilement soutenable ? Au contraire, que deviennent les collectifs de travail et l’action collective face à cette nouvelle crise ? Nous proposons de décliner ces interrogations en trois grands axes, avec en toile de fond l’enjeu de savoir : comment changer le travail ? Avec qui ? De manière (plus) collective ?