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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

16 janvier 2023
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Cet appel à contributions est lancé pour un colloque qui se déroulera les 9 et 10 novembre 2023 à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) et au Mémorial de Caen. Date limite de soumission le 28 février 2023.

 

« Faire la paix avec la nature est la tâche déterminante du XXIe siècle. Elle doit être la première, la première priorité pour tout le monde, partout », déclarait le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à l’Université Columbia de New York le 2 décembre 2020. S’ensuivit le nouveau plan directeur scientifique du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) « visant à répondre aux urgences climatiques et à lutter contre l’appauvrissement de la biodiversité et la pollution » (2021).

 À l’ère de l’Anthropocène, cet impératif moral de pacification universelle avec la nature s’inscrit dans une longue généalogie de discours contrits sur les violences imposées à la nature par le genre humain. Ceux-ci forment la matrice des alertes scientifiques aux XVIIIe et XIXe siècles. Ainsi, les administrateurs coloniaux et les naturalistes du temps des Lumières réfléchissent aux liens entre la déforestation, l’érosion des sols et les précipitations (Richard Grove, 1995). Ensuite, les ingénieurs français François-Antoine Rauch (1802) puis Alexandre Surell (1840) systématisent l’analyse causale entre la destruction des forêts et celle de « l’harmonie des éléments » (Rauch, 1792). Au tournant du XXe siècle, les savants de la Société d’Acclimatation documentent la peur, elle aussi ancienne, de voir des espèces animales s’éteindre par la faute des sociétés humaines et le débat de société des années 1890 sur le prix que les oiseaux exotiques doivent payer pour orner les chapeaux à plume des élégantes amplifie leur audience (Rémi Luglia, 2015). Parmi les hommes et les femmes de Lettres, la sensibilité romantique d’un Jules Michelet ou d’une George Sand attise la rhétorique du combat inégal entre une nature vulnérable et un homme prédateur, que tôt ou tard le Dieu créateur viendra juger.

 

Modalités de soumission

Les propositions de communication (20 lignes) accompagnées d’un titre, ainsi qu’une présentation bio-bibliographique (10 lignes) sont à soumettre avant le 28 février 2023 sur le site du colloque.

 

Calendrier 

  • Retour des propositions de communication : 28 février 2023
  • Retour de l’avis du Conseil scientifique : 30 avril 2023